Ethique et déontologie

Qui sait écouter inspire confiance

Le psychopraticien rogérien est en quelque sorte un témoin bienveillant et authentique du chemin de vie d'une personne. Sa formation ne vise pas seulement à acquérir des techniques, mais surtout à développer une qualité d'être — une manière d'être en relation — qui devient elle-même l'instrument thérapeutique principal.

Comme Rogers l'a dit lui-même : "Ce qui est le plus personnel est le plus universel."

En aidant quelqu'un à se reconnecter à ce qu'il est vraiment, le praticien touche quelque chose de fondamentalement humain et partagé par tous.

Qu'est-ce que l'éthique ?

Le psychopraticien en ACP s'engage à respecter une déontologie rigoureuse : confidentialité, absence de relation duale (pas de relation amicale ou commerciale parallèle), supervision régulière de sa pratique, et engagement dans un travail sur soi continu. Rogers insistait sur le fait qu'un praticien ne peut accompagner l'autre vers la congruence que s'il travaille lui-même à la sienne.
 

On peut dire que l’éthique est une réflexion sur les valeurs qui orientent et motivent les actions du praticien ACP.

Cette réflexion s’intéresse à nos rapports avec autrui. Elle porte sur les conceptions du bien, du juste et de l’accomplissement humain.

 

Elle répond à des questions comme :

  • Qu’est-ce qui est le plus important dans ma vie ?
  • Que voulons-nous accomplir ?
  • Quels types de rapports voulons-nous entretenir avec les autres ?
     

Les valeurs deviennent ainsi des objectifs à atteindre, des idéaux à réaliser.

À l’échelle individuelle, nos actions sont autant de moyens d’actualiser nos valeurs.

À l’échelle collective, l’imposition de règles est aussi un moyen de réaliser l’idéal partagé.

Les actions qui vont dans le sens de l’idéal deviennent des devoirs, des obligations.

Les règles, cependant, sont générales et ne peuvent couvrir toutes les situations où des choix d’actions sont nécessaires.

C’est pourquoi la réflexion éthique peut aussi porter, au niveau particulier, sur les cas embarrassants et les dilemmes :

  • Quelle est pour moi la valeur la plus importante dans cette situation ?
     
  • Quelle est pour moi la meilleure décision éthique dans ces circonstances ?

* PSYCHOPRATICIEN DANS L'APPROCHE CENTRÉE SUR LA PERSONNE
* THÉRAPEUTE CONJUGAL & FAMILIAL


- Membre de l’institut Approche Centrée sur la Personne – Ile de La Réunion (ACP-IR)

- Membre du Syndicat National des Praticiens en Psychothérapie relationnelle et Psychanalyse (SNPpsy)