Troubles sexuels : lesquels sont les plus fréquents, et quand consulter ?

Parler de sa sexualité n’est jamais totalement simple, même dans un cabinet de thérapeute. Pourtant, les difficultés sexuelles sont beaucoup plus fréquentes qu’on ne l’imagine, et la plupart se travaillent efficacement dès lors qu’on ose en parler. Voici un tour d’horizon des troubles les plus courants, et des repères pour savoir quand consulter.

Les troubles du désir

La baisse ou la disparition du désir sexuel est l’un des motifs de consultation les plus fréquents, chez les hommes comme chez les femmes. Elle peut être liée à la fatigue, au stress, à une fatigue relationnelle installée depuis plusieurs mois ou années, à des bouleversements hormonaux, ou à un vécu émotionnel qui prend toute la place. Le désir n’est pas une donnée fixe : il fluctue au fil de la vie, et sa baisse n’est pas en soi un problème, sauf lorsqu’elle devient source de souffrance pour la personne ou pour le couple. Chez la femme, ce trouble mérite une attention particulière : baisse de libido, comprendre la panne de désir et savoir quand consulter.

Les troubles de l’excitation et du plaisir

Difficultés à atteindre l’excitation, absence de lubrification, anorgasmie : ces troubles touchent une part importante de la population à un moment ou à un autre de la vie. Ils ont souvent des causes croisées, à la fois physiques, émotionnelles et relationnelles, ce qui explique qu’une approche purement médicale ne suffise pas toujours à les résoudre.

Les douleurs et l’inconfort

Les douleurs pendant les rapports, qu’elles soient liées à une tension musculaire, à une appréhension installée ou à une cause médicale, méritent toujours d’être prises au sérieux. Elles ne doivent jamais être considérées comme normales ou à supporter en silence : un accompagnement conjoint, médical et thérapeutique, permet généralement d’identifier leur origine et d’y remédier.

L’éjaculation précoce et les troubles de l’érection

Côté masculin, l’éjaculation précoce et les difficultés d’érection sont parmi les motifs de consultation les plus fréquents. Ils s’accompagnent souvent d’une appréhension qui, avec le temps, entretient le trouble : la peur de ne pas y arriver finit par renforcer la difficulté. Sortir de ce cercle demande un travail progressif, sans jugement, qui redonne de la confiance avant de redonner de la performance.

Quand consulter ?

La question n’est pas tant de savoir si le trouble est « grave », mais s’il génère de la souffrance, de l’évitement, ou une distance qui s’installe dans le couple. Dès lors qu’une difficulté sexuelle dure depuis plusieurs mois, qu’elle s’accompagne d’une perte de confiance en soi, ou qu’elle pèse sur la relation, il est temps d’en parler à un professionnel plutôt que d’attendre que ça passe.

En tant que praticien en sexothérapie, je reçois ces questions avec bienveillance, sans jugement, et à votre rythme : individuellement ou en couple.

Vous vous reconnaissez dans cette situation ? Prenons rendez-vous.


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